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composé à partir de :
"Dialogues
d'exilés "
et de
"Grand
peur et misère du 3ème Reich
"
de
Bertolt BRECHT
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mise en scène
Bob
VILLETTE |
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avec
:
Catherine
CAZORLA, Agnès
DEWITTE,
Stéphan
JONES et
Bob VILLETTE |
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a
été créé
les : 9-10
Octobre
2003 - Espace Aragon -
OISSEL
repris le vendredi
7 novembre à 20 h 45 - la Traverse -
CLEON
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B.
BRECHT
Si l’on parlait d’un
temps, …
Si
l’on parlait d’un temps, il y a soixante dix ans. Vous avez dit,
c’est loin ? … ...
Le
temps d’une Allemagne, entre 1933 et 1938, une Allemagne brisée par
l’Humiliation, la Défaite, (celle de 1918), le krach économique
dévastateur tout droit importé des Etats-Unis, le chômage, les pénuries,
la misère…
Alors,
alors, … ils furent plus d’un à penser, que ce « Monsieur
Comment-s’appelle-t-il-donc-au-Juste » (nom donné par Brecht à
Hitler), qui, depuis une bonne décennie, leur répétait qu’ils étaient
une race de seigneurs et leur promettait de redresser le pays, de donner
du travail et du pain à chacun, était peut-être l’homme
providentiel. Bien sûr, bien sûr… il parlait aussi de bouter les étrangers
hors des frontières. Bien sûr, bien sûr… il sentait fort l’antisémitisme.
Mais au fond … ils furent plus d’un à s’avouer, qu’ils avaient
pensé eux-mêmes à ces solutions, radicales, certes, mais infiniment
efficaces…
Alors,
alors, … ils furent nombreux à voter pour lui, parce que « ça
ne pouvait pas être pire que ce qu’avaient fait les autres…
n’est-ce pas ?»
Alors,
alors,… alors commença l’histoire, illustrée par un exilé,
Bertolt Brecht.
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La PRESSE
JOURNAL D’ELBEUF
DU 14/11/2003
La Comédie Errante à la
Traverse
Brecht servi sur
un plateau :
un régal
C’est fou ce que Brecht devient clair
et même plein d’un humour léger et distant, quand Bob Villette le
prend en main. Jouer toute une pièce de ce dramaturge allemand
demanderait trop de comédiens et d’argent. Mais les extraits choisis
et entremêlés dans « Grand-peur et misère du IIIe Reich »
et « Dialogues d’exilés », le tout réuni sous le titre « Parcours
d’exilés » a donné un bel aperçu de l’esprit Brechtien.
Avant l’entrée en
scène des comédiens, des bruits de sirènes d’alarme, de lointains
chants d’oiseaux, de fusillades et de pas de l’oie nous mettent dans
l’ambiance des années trente en Allemagne. Puis, entre chaque scène
sur un grand écran, un texte situe l’année et le lieu. Excellent repère
pour la compréhension de l’action et des propos dont le sérieux
voile l’ironie désespérée et qui frappent tous par leur actualité.
Des exemples ? « Ces messieurs qui gouvernent parlent de nous
en disant, le peuple, la masse. Ces messieurs ne font pas partie du
peuple ? » Là on ne peut s’empêcher de penser à un
certain « pays d’en bas » actuel. Ou encore :
« Je ne suis pas raisonnable, mais dans un monde pareil, à quoi
sert d’être raisonnable » « Le cartel international est
pour la guerre internationale... On fait la guerre pour avoir la
paix…. Aucun pays ne veut reconnaître les vrais motifs de la
guerre… » Souvent, la salle rit discrètement. Ne nous
parle-t-on pas de notre époque ? D’un extrait à l’autre, on
voit les acteurs, dans la pénombre, changer furtivement les décors
comme s’ils déménageaient en douce pour fuir les menaces de délation
et l’horreur. Reste le jeu des comédiens, Catherine Cazorla, Agnès
Dewitte, Stéphan Jones et Bob Villette. Celui-ci s’est trouvé dans
son élément avec les recherches de Brecht : pas de dramatisation
emphatique imposant une vision des personnages. Au contraire, une
interprétation sobre qui laisse aux spectateurs l’espace pour que
chacun ressente et vive à sa façon ce qui s’exprime. La salle vit
librement avec les acteurs. Elle ne subit rien. Un bonheur, une telle
liberté. On en oublie que l’on est cloué dans un fauteuil et on ne
voit pas le temps passer. Les fumeurs en oublient même leur besoin de
cigarettes. C’est dire.
Andréa Turquetit
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La PRESSE
OISSEL HEBDO
17/12/2003
Au temps de la bête
immonde
La montée du fascisme en Espagne, au Portugal, en Italie, en
Allemagne, le ralliement du Japon à Hitler pendant la Seconde Guerre
mondiale… a bouleversé la donne politique du monde au début du siècle
dernier. Cette montée du nazisme, en Allemagne, Bertold Brecht, auteur
dramatique, poète… la vie au quotidien
et est obligé de s’exiler, en 1933, avec sa famille, à Prague
puis à Vienne, Zürich, Paris, au Danemark, en Finlande, et en 1941 aux
Etats-Unis où il rencontrera d’autres artistes et intellectuels
allemands avec lesquels il travaille. Il écrira entre autres « Dialogues
d’exilés » et « Grand-peur et misère du IIIe Reich »
C’est en partant de ces textes que Bob Villette réalise « Parcours
d’exilés », la nouvelle création de la Comédie Errante. Ce
spectacle a été joué jeudi et vendredi dernier, en avant-première,
à l’Espace Aragon. Quatre acteurs sur scène qui passent subtilement
du temps présent au passé. Bob Villette, scientifique, et Stéphan
Jones, ouvrier, ancien déporté, racontent l’expérience de leur vie
en Allemagne sous le nazisme, leurs peurs, les brimades, les
arrestations, la déportation… C’est lorsqu’ils racontent cette époque
qu’apparaissent sur scène Catherine Cazorla et Agnès Dewitte, qui
jouent différents rôles, femme bourgeoise juive, commerçante, pauvre,
déportées… Deux représentations qui ont remporté un vif succès,
les spectateurs applaudissant longuement les comédiens.
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La PRESSE
CLEON
PARIS-NORMANDIE
10/11/2003
Brecht vu par la
Comédie
Errante
Bob Villette, comédien et metteur en scène de la Comédie
Errante, a réalisé une envie qui le tenait
depuis vingt ans, en mettant en scène l’auteur et poète
dramatique allemand, Bertold Brecht…
Le public a apprécié
la performance des comédiens qui s’expriment sur des textes délicats,
audace du metteur en scène qui a tenu son pari en démontrant que
Brecht est facile à saisir « puisqu’il est toujours
d’actualité » |
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