UNE   TENDRESSE   INESPEREE

d'Israël HOROVITZ

ère

 

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mise en scène

décors/lumières

Bob VILLETTE

 

avec

Catherine CAZORLA

Marie DAVID

Agnès DEWITTE

Stéphan JONES

Frédéric SEINTIGNAN

Johan TOURNAIRE

Bob VILLETTE

 

Créé en Octobre 1999

à  OISSEL

voir la PRESSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si un texte pour le théâtre révélait à sa simple lecture toutes ses lumières, il ne nécessiterait probablement pas le passage à la scène. La pièce d’Israël HOROVITZ comme tous les textes riches et forts fait naître dès sa lecture un feu d’artifices de souvenirs.

 

Lieu : cuisine familiale.

Protagonistes : Trois générations, deux parents, deux grands-parents (ses parents à lui), deux enfants (un garçon, une fille).

Et puis Willie, « l’étranger ».

 Sujet : ? On pourrait croire d’abord à une étude du phénomène de la jalousie, ou une critique d’un éventuel puritanisme juif. Mais la grand-mère (sa mère à lui), dit que c’est de la folie. « Tu deviendras fou, mon fils ».

C’est inscrit, c’est comme ça. Les gènes sont là. On est fou de père en fils. Ce n’est pas maintenant que tu le changeras.

Ils sont trois générations pour le prouver :

 - Le couple des grands-parents, proches de la mort, témoins encore vivants de cette folie mâle. Elle, a la parole pour en parler. Lui ne dit plus rien... ou presque.

- Le couple de parents, en pleine lumière, en plein feu amoureux. Ou fou ?

- Et puis le couple d’enfants, destiné à l’inéluctable hérédité. Avec des mots simples et un humour toujours ravageur, Israël HOROVITZ démonte le mécanisme du quotidien accepté, de la fatalité admise et de l’engrenage du « ça a toujours été comme ça ». La jalousie forcenée n’est pas une maladie, une fatalité. C’est peut-être un manque d’éducation (ou une éducation à la morbidité), un manque de confiance, et surtout un refus d’accepter le bonheur tel qu’il vous est donné, sans craindre toujours de le perdre.

Dans l’expression « amoureux fou », il y a de toute façon un mot de trop.

Les religions, sans doute, sont pour beaucoup responsables dans cette incapacité à accepter d’être heureux sans ce sentiment de faute. Israël HOROVITZ dit simplement qu’être heureux est un droit, une nécessité, et qu’il se transmet, qu’il ne faut pas attendre jusque trop tard pour faire savoir à ses proches, qu’on est heureux avec eux. Une tendresse inespérée est sans doute trop tardive. Et le seul regret alors qu’ils ont de vous quitter, est de laisser derrière eux leurs autographes de Bill Halley.

Faite de flash-back successifs, la pièce d’Horovitz transporte instantanément le spectateur quelques vingt ans en arrière, pour revenir aussitôt au temps présent, puis, repartir à nouveau dans le passé.

Ce mouvement de va et vient est interprété par le même acteur.

 

 

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