Israël   HOROVITZ

 

JOHN  A  DISPARU

CAT  LADY

 

COMPROMIS

 

mise en scène      Bob VILLETTE

       avec : 

 Catherine  CAZORLA,   Agnès  DEWITTE, Sophie ROUSSEL,

Thibault LEGER  et    Bob  VILLETTE                              

créations  en Mars et octobre 2007            

- Espace Aragon - OISSEL

 

 

Israël HOROVITZ

« Mon secret, c’est peut-être de penser à l’auditoire quand j’écris. Je ressemble à ces gens et ces gens sont comme moi. Tout le monde se pose les mêmes questions. Je pose ces interrogations en y ajoutant quelques sourires. Cette façon de faire peut réconforter, parce que le public voit que d’autres vivent ces mêmes histoires. Mais je n’ai pas plus de réponses qu’eux à tout ça. »   

 

 Israël Horovitz

Né à Wakefield (Massachusetts) en 1939, Horovitz a 17 ans lorsque sa première pièce Comeback est créée à Boston. Quelques années plus tard, il débute à New York avec quatre pièces durant la seule saison 1967-1968. Aujourd’hui dramaturge, mais aussi scénariste, comédien et metteur en scène, il est l’auteur de plus de cinquante pièces, traduites et présentées en plus de trente langues.

Créées entre autres, à New York, par Al Pacino (L’indien cherche le Bronx), Jill Clayburgh (Les Rats, Sucre d’orge)  Diane Keaton (Les Sept Familles), elles ont été présentées en France par Laurent Terzieff , Gérard Depardieu, Daniel Gélin, Pierre Dux  et Jane Birkin.

Parmi ses autres pièces, on peut citer The Wakefield Plays, Captains And Courage, Lebensraum, Stations of the Cross (créée en 1999, avec Horovitz dans le rôle principal) et un cycle de sept pièces situées dans le Massachusetts.

Parmi les scénarios qu’il a écrits, on compte The Strawberry Statement, Author ! Author !, A Man in Love, écrit en collaboration avec Diane Kurys, Believe In Me, et, plus récemment, une adaptation de sa pièce Fighting Over Berverly, qu’il mettra lui-même en scène.

Enfin, pour la radio, il a écrit Phone Tag pour BBC radio 4 et tenu divers rôles dans des adaptations radiophoniques de ses pièces.

Il a remporté de nombreux prix internationaux, dont deux Obies (Oscars du théâtre off-Broadway), un Emmy (pour la télévision), le Prix Plaisir du théâtre, le prix Italia (radio)…

Fondateur et directeur artistique de la Gloucester Stage Company et du New York Playrights Lab, Israël Horovitz est père de cinq enfants, dont Rachel Horovitz, présidente de la production à New Line Cinema, Matthew Horovitz, romancier et chef monteur, et Adam Horovitz, chef du groupe rock des Beastie Boys.

 

Mars 2007

« John a disparu » et « Cat Lady » (première création en France)

d’Israël Horovitz     

traduction Nathalie Gouillon

mise en scène Bob Villette

                               « John a disparu »

 

Willa                           Sophie ROUSSEL

Pénélope                     Catherine CAZORLA

John                            Bob VILLETTE

 

 

« Cat Lady »      Agnès DEWITTE

 

J’aime le défi d'écrire des pièces courtes.

Une excellente pièce courte n'est jamais l'ébauche d'une pièce plus longue c'est au contraire une expérience complète, tout un monde en soi. Rallonger une pièce courte bien écrite réduit son efficacité, sa valeur. Chaque ligne dans une pièce courte se doit d'être sobre. Chaque moment doit être vrai. Les erreurs deviennent évidentes.

Une pièce courte est comme un tableau miniature, elle n'offre à son créateur que peu de place pour se cacher. L'émotion d'une pièce courte peut être énorme, parce que pour le public non plus il n'y a pas de place pour se cacher. Devant une pièce courte bien ficelée le public ne peut refouler l'émotion en intellectualisant. Il a trop peu de temps pour réagir autrement que viscéralement. Ainsi, les moments tragiques d'une vie transposés à la scène, qui peuvent sembler mélodramatiques dans une pièce longue, paraissent vivants dans une pièce courte. Le public a moins de moyens pour se défendre, moins de portes de sortie.

Alors qu'au fil des années j'ai écrit énormément de pièces longues, ce sont souvent mes pièces courtes comme le Le Premier, L'Indien cherche le Bronx, Les Rats ou Stand de tir que les gens mentionnent comme des expériences théâtrales inoubliables.                                                                                                                             

John a disparu est une pièce plus modérée, mais non moins sérieuse que Sécurité. Après les attaques du 11 Septembre, j'ai été frappé par la facilité que nous avons, nous les vivants, à idéaliser les morts. En lisant les nécrologies des morts dans le journal, chacune des 3 000 victimes semblait avoir été une sorte de saint.

J'ai commencé à réfléchir sur la tendance que nous avons à protéger nos enfants de la vérité dans les moments les plus noirs de la vie. Mais protégeons-nous réellement nos enfants en faisant cela, ou les rendons-nous plus faibles et moins à même d'affronter la vie telle qu'elle est ? Et que feront nos enfants des leçons qu'ils ont apprises de nous ?

Qu'en est-il de la façon dont ils transformeront la vérité pour nous en protéger ?

Samuel Beckett m'a dit un jour qu'un auteur qui explique ses pièces ressemble à un escargot expliquant sa coquille. Il avait tout à fait raison. Je vais donc arrêter maintenant d'expliquer et vous laisser au plaisir du jeu de ces nouveaux textes.

Israël Horovitz New York,   novembre 2004

 

 

octobre 2007

Compromis

d’Israël  HOROVITZ

 

Cette pièce a été créée

pour la première fois en France

 

mise en scène 

Bob VILLETTE

avec :               

Catherine CAZORLA, Agnès DEWITTE,

Thibault LEGER, et  Bob VILLETTE

 

« Je suis actuellement en prise avec la certitude récurrente et paranoïaque que toutes mes idées s’échappent de mon ordinateur vers le cyberspace, voyagent à travers des champs morphogéniques pour finir dans l’espace réel. »

 Ainsi commence Aaron, chercheur scientifique, studieux, la cinquantaine.  

Personnages principaux de la pièce sont les ordinateurs et le « chat » sur grand écran, dialogue planétaire censé rapprocher les individus, et qui, peut-être, les éloigne, inexorablement, des autres, ceux qu’on appelait « les proches ».

 

A quelques heures de valider une recherche pharmaceutique déterminante pour le monde médical, Aaron s’interroge sur l’opportunité philanthropique de faire don de sa découverte au monde, ou bien, pour une fois dans  son existence, de penser à soi, à ses proches, et de monnayer enfin le travail d’une décennie. Mais la virtualité avec ses codes, ses statistiques, ses 1 et ses 0, ne cernera jamais l’âme humaine.

Et Aaron découvre brutalement que suivre un grand but existentiel, ne nous épargne pas de la mesquinerie, la brutalité, la souffrance, ni de son propre égoïsme.

 « Je veux que tu saches pourquoi je n’ai pas été auprès de toi toutes ces années. C’est parce que je suis Père Térésa et que j’ai beaucoup de lépreux à m’occuper. J’ai des obligations envers l’humanité. Si tu avais une vraie maladie, j’aurais tout lâché. « Que l’humanité aille se faire foutre. Ma femme a un cancer du sein ! ». Ca, pour moi, c’est normal, mais « Que l’humanité aille se faire foutre, ma femme a besoin d’un autre verre ! ». Je ne peux pas faire ça. »

 

 

Fable acide et réaliste, « Compromis » renvoie chacun de nous à ces moments de faiblesse où choisir est dévastateur.

 

 

 

 

 

P  R  E  S  S  E

 

 25   ANS   FETES   AVEC  HOROVITZ

 


Bob Villette est l'un des metteurs en scène de langue française préféré d'Israël Horovitz, l'un des romanciers américains contemporains les plus reconnus dans le monde. Pour les 25 ans de la Comédie Errante, qu'a créée et que dirige Bob Villette, l'idée de fêter cet anniversaire ensemble est un bel hommage à la compagnie que n'a pas manqué Horovitz. Cette année 2007 sera donc aussi pour la Comédie Errante l'année Horovitz.

Vendredi et dimanche derniers, deux pièces très caustiques sur la société américaine, mises en scène par Bob Villette, ont été jouées à l'Espace Aragon. L'une est un monologue, Cat Lady, joué, pour une première en France, par Agnès Dewitte. L'histoire d'une femme, que l'on suppose âgée et qui se souvient de moments importants de sa vie, ses mariages, ses divorces, la mort de ses maris, de ses enfants, l'apparition et la disparition de son chat et sa propre mort, écrasée par un bus, peut-être, du moins peut-on l'imaginer, conduit par un défunt mari... Agnès Dewitte y est surprenante par l'intensité dégagée de sa façon de jouer Cat Lady.

John a disparu, titre de la seconde pièce, un 11 septembre 2001 à New-York dans les tours jumelles. Disparu, pulvérisé par la masse d'acier, de verre et de béton qui s'écroule. Un drame mondial, le drame vécu au quotidien par une épouse et une fille, veuve et orpheline de John. Tout fait référence au disparu, joué par Bob Villette, une vie de couple mouvementée, un secret de départ, de rupture, partagé avec sa fille, Sophie Roussel, et une femme remplie de doutes, Catherine Cazorla, qui ne saura jamais si elle a été réellement trahie par son mari à qui elle parle des nuits entières. Des croyances avec l'éternel, comme ce petit garçon d'un collègue aussi disparu, qui envoie des messages par ballons à son père qu'il pense au ciel. Et la réalité très terre-à­ terre de la jeune fille qui s'inquiète de l'attitude de sa mère, de son devenir, de sa santé mentale...

Une pièce d'aujourd'hui, qui bien au-delà du drame du 11 septembre, évoque la perte d'un être cher, les secrets familiaux, la vie d'un couple...

A l'issue de la représentation de ses créations par la Comédie Errante, Israël Horovitz partageait un grand moment chaleureux et amical avec le public. A partir de sa propre expérience et de celle de proches, il faisait part des émotions et de son investissement personnel à travers la création des textes montrant notamment l'impuissance à protéger ses enfants devant de tels événements, II se prêtait ensuite volontiers à la signature des autographes et aux questions que nous lui avons posées.

 

Israël Horovitz, vous venez d'assister à la mise en scène de deux de vos pièces par la Comédie Errante.

Qu'en pensez-vous ?

Bob Villette est quelqu'un de talentueux et en qui j'ai toute confiance pour son travail de mise en scène. Un texte se traduit, une mise en scène se traduit également pour le public, une fois de plus Bob a réussi cette adaptation pour son public.

 

Vous étiez déjà venu en 1997 à Oissel, vous assistez régulièrement

aux présentations de vos pièces ou est-ce exceptionnel ?

C'est la 4° fois que je viens à Oissel. Je viens régulièrement en Europe, en Chine... partout où sont jouées mes pièces mais Bob Villette est un ami et j'aime venir particulièrement ici à Oissel. Je suis moi-même issu d'une ville de la même grandeur qu'Oissel et je m'y sens comme chez moi.

 

 Avez-vous d'autres projets avec la Comédie Errante ?

Oui en octobre prochain, Bob Villette et la Comédie Errante présenteront une autre de mes pièces intitulée "Compromis" où il sera question d'un chercheur scientifique partagé entre faire don de sa découverte au monde ou monnayer son travail. Cette pièce n'a encore jamais été présentée en France. Après, il n'y a pas encore d'autres projets d'arrêtés, cela reste de la prérogative de Bob mais je sais que cela arrivera !

En guise d'au revoir, Israël Horovitz a adressé un "Grand merci à Bob et à la Comédie Errante. C'est toujours un plaisir de rendre visite à Oissel et bonne chance aux élèves de Bob Villette", qui préparent une surprise le 29 juin prochain pour continuer la célébration des 25 ans de la Comédie Errante.

 

OISSEL Hebdo

23 mars 2007

 

 

 

CULTURE

THEATRE : 25 ANS DE LA COMME ERRANTE

ENCORE 

UNE  NOUVEAUTE

Les spectateurs ont pu savourer un grand moment de théâtre militant, qui va si bien à Bob Villette et aux membres de la Comédie Errante. Un texte contemporain, d'Israël Horovitz, parlant de recherche médicale, du marché pharmaceutique, de la mondialisation, de la misère des peuples d'Afrique, de leurs problèmes de santé, et de l'exploitation d'une découverte médicale de très haute importance, mis en scène pour la première fois en France par Bob Villette. Pour ces 25 ans, Israël Horovitz a offert trois pièces : Cat Lady, John a disparu, déjà jouées en mars à Oissel et rejouées en première partie ce dimanche, et Compromis. Comment un chercheur Newyorkais, qui vit en vase clos, avec ses problèmes quotidiens, une ex-épouse alcoolique, une fille recluse qu'il ne voit que très rarement et avec laquelle il communique par Internet, une bonne, noire, dont on sent l'importance dans l'organisation de la maison et son fils que le chercheur considère comme son propre enfant, peut trouver suffisamment de sérénité pour découvrir l'alchimie moléculaire d'un médicament qui permettra de sauver des milliers d'êtres humains et pour ne pas céder aux appels séduisants de millions de dollars en vendant sa trouvaille à des laboratoires qui produiront des bénéfices colossaux en vendant ces médicaments ? Israël Horovitz dénonce là une mondialisation et un système médical qui se mettent aux services des plus riches pour engranger des profits qui ne seront pas redistribués aux plus nécessiteux. Bob Villette excelle dans ce théâtre militant qu'il défend depuis 25 ans, un théâtre qui dénonce, accuse et qui appelle à la réflexion.

OISSEL  Hebdo   le  12 Octobre 2007

 

 

CLÉON

Le théâtre d'Horovitz

Le grand marathon de la Comédie Errante

 

 Il ne fallait pas manquer d'audace pour présenter au public trois pièces de théâtre en un même soir. Un défi réali­sé avec succès à Oissel la semaine précédente, par l'équipe de Bob Villette, qui a remis le couvert ce vendredi soir, à La Traverse.

 

Parler des pièces d'Horovitz n'est jamais simple. Ses pièces ont l'air de plaire au public français, mais son humour caustique et sa déri­sion sont si présents au long de ses oeuvres, que l'on se demande par­fois où sont les limites de la fiction et de la réalité. En tout cas, Bob Villette et son équipe -Agnès Dewitte, Catherine Cazorla, Sophie Roussel et Thibault Léger savent à la perfection en restituer l'esprit, et c'est bien ce qui a plu au public, vendredi.

Les chats ont sept vies, dit-on, et «Cet Lady n'est pas si loin du comp­te. Six maris et un premier enfant mort-né, une grande accidentée de la vie. C'est dur de ne pas' broyer du noir quand tout est toujours gris », dit-elle, qui aura de son dernier mari deux jumeaux et trois tri­plés... ainsi qu'un chat à la mort de celui-ci. C'est dans un accoutre­ment outrancier de grande blessée qu'elle pérore, en appelant réguliè­rement Minou.

« John a disparu le 11 septembre 2001 et on a jamais retrouvé le corps de Papa ». Histoire improba­ble qui narre au jour le jour un sem­blant de vie retrouvée autour d'un être virtuel plutôt détestable de son vivant, rapportant des souvenirs communs entre une mère et sa fille, au point de se chamailler entre elles, et John est encore pré­sent, dans l'au-delà, pour répondre aux questions nombreuses des deux femmes. « Mais comment puis je faire ça, t'aimer et te haïr à la fois », dit la fille, et la réponse du père, « mais tout le monde fait ça ».

Dernière création de Bob Villette, «Le compromis» dénote autant d'humour sarcastique, et cela d'autant plus qu'il se passe dans le milieu de la recherche. On peut tout autant s'y enrichir qu'y être désabusé très vite, tout tient au simple fil ténu du sens accordé à sa propre vie et à celle des autres. Et justement, le grand savant ne par­viendra jamais à prendre une déci­sion pour commercialiser sa découverte, renvoyant une fois encore au public comme à ses pro­ches, ses grands idéaux inaboutis et ses petites mesquineries quoti­diennes. Sans en avoir l'air, il fait montre d'un égocentrisme exacer­bé, finalement plus courant qu'on ne le croit, chez l'être humain, que nous sommes tous.

Alors, que penser de cette soirée théâtrale marathon de quatre heu­res et demie, avec entracte ? Reconnaître tout d'abord la perfor­mance des acteurs, fruit d'un tra­vail de longue haleine, de même que la sobriété et la modernité des décors, où l'informatique s'incruste, dans «le compromis», en acteur supplémentaire. Le théâ­tre de la Comédie Errante a su accrocher son public, une fois encore.

 

Journal d’Elbeuf

16 octobre 2007

 

 

BARENTIN

 

Au théâtre Montdory

-Soirée marathon

avec la Comédie errante


 

Depuis 1995, Israël Horovitz a offert à Bob Villette de créer en France plusieurs de ses textes. Pour ce marathon théâtral, la Comédie Errante est venue interpréter au cours du même soir trois nouvelles pièces : Cat Lady, John a disparu et Compromis.

 

Dans Cat Lady, Agnès Dewitte y campe une centenaire, une sorte de Dark Vador clownesque se déplaçant à l'aide de son déambulateur, qui au cours de sa vie a enfilé les maris comme d'autres les perles, et elle recherche désespérément son chat. Mais, y a t-il eu vraiment un chat ?

Suivait John a disparu avec Catherine Cazorla, Sophie Roussel et Bob Villette, où, sur fond de 11 septembre 2001 à New York, Horowitz montre que le poids des secrets familiaux reste toujours très lourd, même longtemps après la mort.

Après le repas, Bob Villette et son équipe constituée de Catherine Cazorla, Agnès Dewitte et Thibault Léger, servit un Compromis qui met en scène un chercheur, à quelques heures de valider une recherche pharmaceutique déterminante pour le monde médical, s'interroge sur l'opportunité philanthropique de faire don de sa découverte au monde, ou bien, pour une fois dans son existence, de penser à soi, à ses proches, et de monnayer enfin le travail d'une décennie. Un « compromis » entre l'argent qui fera le grand bonheur de quelques proches, ou faire don de sa découverte, qui servira l'humanité. Le tout dans une mise en scène originale et une interprétation énergique arrivant à bien cerner les nouveaux rapports humains qui se nouent, non plus de vive voix, mais par l'intermédiaire des claviers d'ordinateurs, écrans et autres webcams.

Commencer une soirée théâtrale à 18 heures pour la terminer à 23 heures était un pari risqué, mais ce fut un pari réussi.

 

Paris Normandie

Octobre  2007

Agenda   Sommaire    La Compagnie   Historique des spectacles  Prochaines Créations   Publications  Formations