|
|
|||
|
HEP, MONSIEUR ! |
|||
|
28/01/97 UNE PIECE DE THEATRE OU L’ON SE RECONNAIT La Comédie Errante présentait, vendredi soir dernier, dans la salle de la Traverse, une pièce de théâtre mise en scène par Bob Villette : « Hep, monsieur ! » Dubillard : c’est l’absurde et l’humour, précisent en chœur les trois comédiens de la pièce. En effet, ces dialogues, à l’origine écrits pour une émission de radio par Roland Dubillard (donc difficile à mettre en scène), ont déstabilisé le public en présentant des scènes criantes de réalité, de vécu. Stephan Jones, Frédéric Seintignan et Bob Villette (à la fois acteur et metteur en scène), jouent « Hep, monsieur ! » depuis décembre 1996, dans le but de sensibiliser un nouveau public. Ainsi, les rues de Oissel, les maisons des jeunes, les collèges, les lycées, les entreprises et même des particuliers, ont pu apprécier la prestation de ces trois comédiens. En fait, on espère inciter les spectateurs à fréquenter les salles de théâtre en descendant dans les rues, en jouant dans des endroits insolites des pièces pour décrocher un sourire. Un Œil ironique C’est le quotidien que cette pièce a mis en évidence par ces douze sketches mêlant humour absurde et réalisme. En présentant la vie de chacun sous un œil ironique : que ce soit la futilité de certains objets, la présentation des émissions télévisées ou les discours parfois inintéressants que chacun peut entendre dans les rues, dans les bars, tous les spectateurs se sont reconnus ! Dans le style « brèves de comptoir », ce spectacle était donc abordable par un large public. |
|||
|
OISSEL ACTUALITES 06/12/96 HEP,
MONSIEUR ! En lançant
cette idée, séduisante et originale, de jouer en appartement, La Comédie
Errante ne pouvait pas imaginer un succès aussi surprenant même si elle
espérait bien sûr réussir cette première expérience dans le cadre de sa
convention avec la ville de Oissel. N’est-il pas surprenant en effet de
voir ses spectateurs assister à deux séances à quelques jours d’intervalle ?
Sans aucun doute les comédiens ont offert des instants de bonheur à de
nombreuses personnes qui n’avaient jamais, pour la plupart, eu le plaisir
d’assister à une représentation théâtrale. Pour Bob Villette, ce succès
semble correspondre à une attente, « une bonne idée nécessaire »,
et il s’est réjoui de l’accueil très chaleureux que les Osseliens des
différents quartiers ont réservé à la troupe. Car la troupe était toujours
au complet : trois comédiens sur la scène – qui réalisaient un exercice
difficile en jouant le plus naturellement du monde les textes de Dubillard
comme des brèves de comptoir – et deux comédiennes parmi le public pour
mieux partager ces instants magiques du rire et du plaisir. En professionnels,
les comédiens prenaient le temps de dialoguer après chaque représentation
dans des moments de convivialité qui ne seront pas oubliés de sitôt ni
par les uns ni par les autres. |
|||
|
PARIS NORMANDIE 27/11/96 COMEDIE ERRANTE : DES APPARTEMENTS A L’ESPACE ARAGON Avec 35 personnes, la salle où jouait la Comédie Errante lundi soir affichait complet ! Pour sa première expérience de «théâtre en appartement », la compagnie obtient un véritable succès. Avec la collaboration de la ville, la Comédie Errante a en effet choisi de donner plusieurs représentations de « Hep, Monsieur » dans de toutes petites structures, avant de passer à l’espace Aragon. Une table, une chaise, un bar pour décor, quelques projecteurs et des panneaux pour faire des coulisses de fortune, il n’en faut pas plus aux trois comédiens de la compagnie pour déclencher les rires. Le talent de Bob Villette, Frédéric Seintignan et Stephan Jones n’y est pas pour rien. D’autant que les textes, tirés des « Diablogues » de Roland Dubillard ne sont pas des plus faciles. Mais ils passent merveilleusement bien. L’humour de Roland Dubillard, c’est celui de l’absurde, qui rappelle parfois celui des Deschiens, et qui est servi par des dialogues qui ne laissent aucun répit aux spectateurs. La Comédie Errante a donc joué dans le local de l’ADAL, aux Landaus, à la plate-forme de services de la cité des Oiseaux, devant le public de l’association « Construire ensemble pour vivre mieux », et hier mardi au foyer de l’AFTAM, devant des spectateurs qui n’auraient parfois jamais l’idée de mettre les pieds dans un théâtre. Jeudi, la compagnie donne enfin deux représentations à l’espace Aragon. « On n’en avait prévu qu’une en soirée, mais toutes les places ont été très vite vendues, explique Bob Villette. On a donc mis en place une autre représentation à 14 heures. » Courant décembre, il remet ça à Rouen, dans la galerie Duchoze, et se propose également de jouer chez des particuliers des extraits du spectacle. « J’ai déjà quelques commandes fermes, ajoute le comédien. Il suffit de disposer d’une grande salle à manger et d’inviter ses amis, ses voisins. Et de prévoir café et biscuits. On aime bien rester après, pour discuter avec les spectateurs. » |
|||
|
NORMANDIE 09 avril 1998 Théâtre : c’était vraiment Dubillard ! Le décor est dépouillé à l’extrême. Une table, un tabouret, un « zinc », rien de plus. Le talent des acteurs et la mise en scène suffisent à créer l’ambiance . « Hep, monsieur. Qui moi ? oui vous, regardez on ne vous rappelle pas quelqu’un ». Et c’est là que la pièce puise son secret. L’absurde est bel et bien du genre humain. Le tour de force des comédiens Stephan Jones, Frédéric Seintignan et Bob Villette qui a également signé la mise en scène réside dans le fait qu’ils ne tombent ni dans le ridicule, ni dans la grossièreté. En adaptant des extraits des « Diablogues » de Roland Dubillard, la Comédie Errante malmène bougrement les conventions de la création. Un grand coup de propre qui fait du bien aux planches. Samedi à Bolbec, on s’est amusé à voir et écouter ces joyeux drilles distillés leur lot de bonne humeur. Ca décape sec avec ces « Diablogues » où l’on croit ne rien comprendre alors que tout devient rapidement limpide. Mais bon sang mais c’est bien sûr. Tout est là dans le texte, nos petits travers finement exagérés deviennent dérision avec ces trublions du rire. Ephémère tranche de vie empreinte de réalisme et décortiquée à la façon « brève de comptoir ». Ca va vite, même très vite. La souplesse des décors permets de voir défiler une douzaine de tableaux ne laissant pas aux spectateurs le temps de reprendre leur souffle. Les trois comédiens ont su matérialiser par leur jeu exceptionnel l’œuvre de Dubillard écrite en 1953 pour une émission radiophonique. Toute la complexité a porté dans l’adaptation sur scène de ces morceaux de poésie pour en restituer le meilleur. Villette, Jones et Seintignan y parviennent parfaitement. Rien n’est déplacé, tout se fait en douceur au point qu’ils en deviennent attachants. |
|||