P R E S S E

 
 

 Eugène      LABICHE

   
 


 

 

LE JOURNAL D’ELBEUF

27/10/2000

QUAND  LABICHE FAIT  LE  PLEIN

 Salle comble, mardi soir, à la Traverse de Cléon pour ce programme inédit proposé par Bob Villette et la Comédie Errante. Deux pièces d’Eugène Labiche… ! Et oui, Bob Villette a osé faire découvrir, ou redécouvrir cet « auteur bourgeois, pilier du vaudeville, champion du «ciel mon mari » »ou du « M’a-t-il vu ? », grand employeur de nègres pour écrire ses pièces… », comme il l’écrit dans la Bouilloire, le journal de la compagnie, cet Eugène Labiche qu’il avait pourtant repoussé dans sa bibliothèque « au rayon des auteurs réactionnaires à éviter, surtout à éviter ».

Le vaudeville fait-il encore recette ? Ou bien, le public est-il venu si nombreux par curiosité ? Toujours est-il qu’il s’est laissé prendre au jeu et a pris plaisir avec « Un mouton à l’entresol » et « Le Misanthrope et l’Auvergnat », ces deux pièces revisitées par Bob Villette. Cocasserie des personnages, intrigue parfaitement huilée dont on n’ose deviner le dénouement, rythme effréné, regard satirique sur la société qui pourrait encore s’appliquer à notre époque… Ici et là dans la salle, quelques rires retenus… puis, le public se laisse aller, rit de bon cœur, participe pleinement… Bob Villette et ses comédiens s’en donnent eux aussi à cœur joie. L’invraisemblance de l’histoire, le comique des situations sont renforcés par l’extravagance des costumes : superbe Machavoine, l’Auvergnat, campé par Stephan Jones ; magnifique Monsieur Chiffonnet souligné par le talent de Bob Villette, lui-même… le jeu des acteurs est précis, fait de complicité avec le spectateur : on s’amuse follement.

Et c’est une véritable ovation que la Traverse réserve à la Comédie Errante pour cette agréable soirée…

   
   


 

 

 

PARIS NORMANDIE

27/10/00

 LA COMEDIE ERRANTE

JOUE LABICHE A LA TRAVERSE

 

La comédie Errante présentait mardi soir à la Traverse de Cléon, sa nouvelle création « Un mouton à l’entresol » et «Le misanthrope et l’auvergnat », une série de deux pièces d’Eugène Labiche.

Une salle comble ce soir-là pour découvrir une œuvre décapante et très vive, avec une mise en scène plutôt surprenante, intégrant jeux de lumières, chant a cappella et vivacité dans le jeu des comédiens, au milieu d’un décor sobre et très parlant.

"Dans mon adolescence, mon premier spectacle théâtral était une pièce d’Eugène Labiche. J’ai dû en garder un souvenir lointain, mais tenace. J’ai longtemps, par opposition de culture, évité le théâtre de Labiche et je me suis convaincu qu’un auteur aussi pourvu de défauts, ne pouvait pas être foncièrement mauvais. J’ai découvert un théâtre conçu avec une magnifique mécanique, avec pas un mot de trop. Chaque événement arrive au moment opportun, en souplesse, du bel ouvrage", précise Bob Villette, comédien, metteur en scène et directeur de la Comédie Errante.

 

Un texte drôle et acide

 

D’éclats de rire en éclats de rire, l’auteur nous entraîne dans une course effrénée, jonchée d’absurdités et de quiproquos. La mise en scène et le jeu des comédiens ont aidé à faire vivre ces histoires rocambolesques, qui ont ravi l’ensemble du public. Bob Villette, Catherine Cazorla, Agnès Dewitte, Stéphan Jones et Frédéric Seintignan ont, semble-t-il, pris beaucoup de plaisir à faire vivre ces textes. Les personnages de Labiche en prennent tous pour leur grade. Les textes sont intéressants à travailler, bien écrits et assez acides dans la vision du monde et des gens. "Les personnages ont du relief et les situations sont souvent extrêmes", lance, tout juste sorti de scène, Stephan Jones, qui n’a pas manqué de justesse dans ses interprétations.

 

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