P R E S S E

 
 

ROSITA  au Taillandierland

   
 

 

LIBERTE DIMANCHE 

23 avril 1995

 FRANCOIS VICAIRE

 

 

« Rosita au Taillandierland » est une réflexion particulièrement intelligente sur les rapports qui s’instaurent entre la réalité et l’imaginaire et constitue une excellente approche du monde de la création et des problèmes qu’elle soulève. En partant du principe, essentiel pour un créateur que l’esprit est indestructible, Bob Villette a construit une fable qui permet de mettre en évidence cette notion fondamentale de liberté, sur laquelle s’appuie tout travail artistique.

Ce spectacle, très vivant, très drôle, prend une dimension ludique à laquelle un jeune public souscrit sans difficulté. Et les enfants entrent dans le monde de la peinture et de l’émerveillement avec une facilité et une attention, qui les mettent tout naturellement dans un état de réceptivité.

   
   


 

 

 

 

LA MONTAGNE

13 SEPTEMBRE 1998

Venue éliminer purement et simplement tout ce qui ne correspond pas à la vision de l’Art officiel, comprenez tout ce qui ne ressemble pas à la réalité, Rosita (Catherine Cazorla) rencontrera sur son chemin un trocébibi facétieux (Agnès Dewitte) qui veillera à lui faire voir plus loin que le bout des pinceaux des penseurs-censeurs. La peinture ne doit-elle pas avant tout être libre ? Ce spectacle de la Comédie Errante est intelligent et drôle à la fois. Les plus grands aussi se prennent au jeu des comédiennes. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, on pourra encore le voir ce soir à Volvic.

 
 

PARIS NORMANDIE

LE TRAIT  -DEC 96

Le jeune spectateur est vite conquis par ce gentil monstre, Trocébibi ou autre Capitipède, sorti tout droit d’un tableau de taillandier. Son regard sur la peinture va évoluer au rythme des découvertes de Rosita obnubilée par sa vision étroite de l’art. Promenade insolite à travers l’histoire de la peinture, qui fait cohabiter les œuvres de Picasso et des peintres rupestres, qui nous promène dans des tableaux de Léonard de Vinci, Klimt, Modigliani, Bosch, Gauguin, et, parmi bien d’autres, ceux de Taillandier qui nous est devenu familier. Cette comédie serait un excellent préambule à toute exposition et permettrait au visiteur, libéré de ses préjugés, de regarder avec un œil neuf les œuvres présentées.

 

PARIS NORMANDIE 16/12/96

LE TRAIT

 Une heure de spectacle pour convaincre que la peinture moderne, libérale, a le droit d’exister au mieux, qu’elle est nécessaire pour l’artiste mais également pour le public. Un jeune public qui sera convaincu que le paradis des monstres gentils a sa place. Une démonstration progressive, adaptée parfaitement pour être assimilée par des enfants, une  démonstration vivante, sensible, pédagogique et partagée par les spectateurs, grâce à une projection de tableaux en diaporama. La peinture, pour être « vrai » doit être « libre ». pari tenu, Bob Villette a réussi en se servant d’un monde aux êtres extraordinaires d’Yvon Taillandier, à parler de la peinture aux jeunes.

   
   

JOURNAL D’ELBEUF

650  ENFANTS  A TAILLANDIERLAND

Pour marquer les fêtes de Noël, les enfants des écoles primaires de Caudebec les Elbeuf étaient conviés à un voyage au Taillandierland. Ne cherchez pas ici un nouveau parc d’attraction. Avec Rosita, les écoliers caudebécais ont été plongés dans un pays étrange, digne de ces fictions télévisuelles où les hommes affrontent des êtres venus d’ailleurs et qu’il faut détruire pour préserver une certaine culture.

Tout d’abord acquis aux idées destructrices de la belle Rosita, les enfants ont, peu à peu, été conquis par ce gentil monstre, Trocébibi ou Capitipède, sorti d’un tableau de Taillandier, ce peintre des années 70, père de la «  nouvelle figuration ». il faut reconnaître qu’à l’occasion des nombreuses expositions qui ponctuent la vie de l’agglomération, les adultes, chacun ancré dans ses certitudes, s’opposent sur ce que doit être la peinture, figurative, plus abstraite, reproduction de l’image où démarche vers la création. Le regard des enfants sur la peinture va évoluer au rythme des découvertes de cette Rosita pourtant obnubilée par sa vision étroite de l’art. Ils vont ce laisser guider dans une promenade insolite à travers une histoire de la peinture où cohabitent les œuvres de Picasso et les peintures rupestres, où se côtoient les tableaux de Léonard de Vinci, Modigliani, Klimt, Bosch, Gauguin et… Taillandier. Les enfants ne seront pas de simples spectateurs : ils sauront se montrer actif, prenant d’abord fait et cause pour les idées de Rosita, puis adoptant peu à peu ce Trocébibi, pourtant étrange et si différent. Les enseignants, sans aucun doute, trouveront dans ce spectacle matière pour prolonger la découverte du monde de la peinture. Rosita au Taillandierland, une création de Bob Villette et de la Comédie-Errante. Une comédie que l’on oserait proposer comme préambule à toute visite d’exposition afin de permettre au visiteur, libéré de ses préjugés, de regarder avec un regard neuf les œuvres présentées.

La visite du Taillandierland, un plongeon d’une heure dans l’imaginaire, un moment très apprécié des jeunes caudebécais.

 

JOURNAL D’ELBEUF 

28 mars 1995

PIERRE MAMIER

 Sur le mode d’une enquête policière, le spectateur entre, comme par surprise, dans l’univers de la peinture moderne. Toute la subtilité du texte est là : avec un dialogue bien sûr taillé pour des enfants, la démonstration pédagogique du gentil monstre qui s’appuie sur des exemples précis allant de la grotte de Lascaux à la peinture moderne, nous assène la preuve évidente que la peinture de Taillandier n’est pas plus incompréhensible qu’une autre. Elle peint les rêves de l’artiste comme d’autres artistes ont pu le faire. L’imagination ? On ne peut pas la tuer. La peinture doit être libre. C’est en gros le message, qui atteint non seulement les enfants, mais aussi les sceptiques. Tout y gagne : la peinture, les peintres, le public et la culture.

 

-Retour, Spectacle ROSITA au Taillandierland