P R E S S E

 
 

 Une tendresse inespérée

   
 


 

 

Paris-Normandie 

11Octobre 1999.

« Une tendresse inespérée » : 

ISRAEL HOROVITZ PRESENT

Eugène Ionesco disait de lui : « Israël Horovitz est un jeune homme charmant. On ne peut que l’aimer. Comme tous les tendres, il écrit les choses les plus cruelles qui soient ». C’est lui, cet auteur « tendre » habitant à New-York, qui était présent, jeudi soir à l’espace Aragon d’Oissel, lors de la création française de sa pièce « Une tendresse inespérée ». L’auteur est presque un habitué de cet endroit puisque c’est la troisième fois qu’il y vient pour la création de ses œuvres par la Comédie Errante, dirigée par Bob Villette. Le public est venu avec empressement  pour voir l’histoire de cette famille : trois générations réunies sous le même toit, qui s’aiment, se déchirent, et s’aiment à nouveau. Tout au long de l’histoire, on passe en un instant du rire aux larmes. « C’est l’esprit même de mon enfance », raconte Israël Horovitz.

« La mise en scène de ce spectacle est tellement réussie que j’ai réellement éprouvé de la douleur à revivre des moments difficiles de ma vie. Mais il fallait que j’écrive ces choses pour faire partager mes sentiments. Cette histoire n’est pourtant pas totalement autobiographique. J’ai mêlé plusieurs personnages de ma famille, ainsi que des souvenirs d’autres familles que j’ai connues, comme cette anecdote racontée par mon coiffeur, autrefois, et qui ne m’a jamais quitté. Il m’avait dit que son père n’avait pas su survivre à sa mère plus de 24 heures, tellement il l’aimait. J’ai replacé cet épisode dans « Une tendresse inespérée ». Pour moi, au-delà du rire, je m’attache toujours à la douleur des êtres. Quand les Marx Brothers tombent dans l’escalier, on rit, mais moi je pense toujours qu’ils se cassent les jambes ! J’aime venir à Oissel car la public n’est pas snob. C’est simple. J’aimerais être une star, pas à Paris, mais à Oissel. »         

   
   


 

LE SIGNAL GRAND QUEVILLY

 

UNE TENDRESSE INESPEREE

  Bob Villette, créateur de la « Comédie Errante » est vraiment né pour le théâtre. En plus du talent de comédien, il sait découvrir celui des autres, les former, leur communiquer sa passion.

Il présentait au Théâtre Charles Dullin la pièce « Une tendresse inespérée » d’Israël Horovitz créée pour la première fois en France par la Comédie Errante.

La séance de l’après-midi était réservée exclusivement aux élèves du lycée Val-de-Seine qui garnissaient généreusement le théâtre.

Très vite on entre dans le jeu, on pénètre dans cette famille où le problème de la jalousie du père rend tout le monde malheureux. Jalousie maladive envers sa femme (qu’il perdra), sa fille qui n’a pas le droit de parler aux hommes et restera seule. Est-il fou ? Sa mère le lui avait dit. C’est dans les gènes. Les scènes sont fortes, le public est pris par l’excellent jeu de tous les comédiens ; Bob Villette, bien sûr, qu’on ne cite plus, mais aussi le jeune Johan Tournaire, époustouflant, Catherine Cazorla. Marie David Seveno, Agnès Dewitte, Stephan Jones, Frédéric Seintignan, tous excellents.

Le jeune public de Val-de-Seine, comme le tout public de la séance du soir, ont fait un triomphe aux comédiens. Ce qui est de bon augure pour le public de demain.

La Comédie Errante, compagnie professionnelle de création théâtrale, est liée par convention avec les villes de Oissel, Cléon et Grand-Couronne, et est subventionné par le Conseil Régional de Haute-Normandie. Elle a pour but de développer, sur la région, un public nouveau. Non, le théâtre n’est pas mort, vive le théâtre !

 
 

Journal d’Elbeuf  15 Octobre 1999

LA COMEDIE ERRANTE 

FAIT UN TRIOMPHE

  Mardi soir, La Comédie Errante jouait à la Traverse « Une tendresse inespérée » du dramaturge américain Israël Horovitz. Après plusieurs collaborations avec la troupe de  Bob Villette et de nombreux succès, c’est en Février 1999 que l’auteur d’Outre-Atlantique le plus joué en France propose cette nouvelle pièce d’une férocité et d’un réalisme poignants. Ce cocktail explosif a littéralement enthousiasmé le large public venu écouter l’histoire de cette juive atypique et néanmoins attachante.

 En 1954, dans une petite ville du Massachussetts, trois générations cohabitent sous le même toit. Le rideau s’ouvre sur une scène de petit déjeuner presque banale. Les enfants en retard, les parents qui s’impatientent, les cris, le baiser du départ. Et tout-à-coup, cette ambiance bascule. Archie Stern, joué par Bob Villette, père de famille particulièrement suspicieux, dévoile aux spectateurs sa véritable nature, Archie est fou, fou de jalousie. Et même si l’humour est omniprésent, le drame se profile peu à peu

Que se passe-t-il dans la tête d’Archie ? Quel est ce mal qui le ronge ? « L’’homme a-t-il été créé pour persécuter la femme ? » s’exclame Catherine Cazorla qui joue le rôle de Molly, la femme d’Archie. On rit de cette jalousie maladive, du harcèlement permanent de Bob Villette qui transforme son personnage en véritable fou.

Les trois générations perpétuent un secret de famille. Le couple des grands-parents, proche de la mort, témoins encore vivants de ceux qui ont précédé et de leur propre fatalité. Elle, Haddie, a la parole pour raconter, Jacob ne dit presque plus rien. Les parents, Archie et Molly, fous amoureux et les deux enfants, Rody et Sylvie, promis à la même fatalité.

La vérité est d’un fatalisme implacable, « tu deviendras fou mon fils», dans la famille, on est fou de père en fils.

            La mise en scène de Bob Villette est rythmée et souvent délirante. Rody, interprété par le jeune Johan Tournaire est étonnant de sincérité. Le public est tombé sous le charme  de cette pièce violente et drôle qui dépeint avec férocité le phénomène de la jalousie à son paroxysme.

 

Journal d’Elbeuf 

16 Octobre 1999

LA  COMEDIE  ERRANTE  A CONQUIS  LE  PUBLIC

La Comédie Errante présentait mardi soir à La Traverse une nouvelle création du fameux auteur Israël Horovitz « Une tendresse inespérée ». L’histoire d’une famille, pas si tendre, qui essaie désespérément de vivre « comme tout le monde».

Evoluant dans un  décor froid, d’un gris métallique qui reflétait les plus grandes angoisses des personnages, les sept comédiens ont fait vivre une histoire, qui se situe en 1954 dans le Massachussetts (Etats-Unis). La famille Stern, une famille juive réunissant les grands-parents, les parents et les enfants, lutte contre la jalousie maladive qui atteint tous les hommes de la famille. « L’ homme  a-t-il été créé pour persécuter la femme ? », s’interroge l’un des personnages. C’est que dans cette famille, tous les gestes sont suspects, toute respiration cache quelque chose, les femmes sont épiées et suspectées…

Marie Séveno et Johan Tournaire montaient pour la première fois sur les planches et  n’ont pas déçu le public venu nombreux ce soir là. Agnès Dewitte campait admirablement la grand-mère avec Frédéric Seintignan dans le rôle du grand-père affaibli par la vie. Le rôle du mari jaloux, fou furieux, était tenu par Bob Villette qui a étonné le public. Catherine Cazorla jouait parfaitement le rôle de la femme, de l’épiée, et Stéphan Jones le collègue de travail « fendu dans la tête », qui a beaucoup fait rire le public.

     « Ce spectacle est magnifique. Les comédiens ont vraiment très bien joué et la mise en scène est fluide. De plus, la notion de judaïsme a été parfaitement respectée et tout ce qui s’y est dit est complètement vrai », soulignait Simon Azloulay, rabbin de la communauté israélite de Rouen, qui a aidé la Comédie Errante pour la mise en scène, sur tout l’aspect religieux de la pièce d’Israël Horovitz.

   
   

Actualités de Oissel 

15 Octobre 1999

« Une tendresse inespérée »

« C’EST FORMIDABLE CE QUE TU AS FAIT BOB » Israël Horovitz.

 Israël Horovitz est arrivé discrètement et s’est installé au milieu du public de l’Espace Aragon. Mondialement connu, il est l’auteur américain le plus lu et le plus joué. Comme il nous l’avait confié au téléphone, il y a quinze jours, Israël Horovitz voulait que sa pièce  « Une tendresse inespérée », jouée pour la première fois en français, soit mise en scène pare Bob Villette, et interprétée par la Comédie Errante.

Cette pièce raconte l’histoire d’une famille américaine du début des années 50, une famille de six personnes, trois générations vivant sous le même toit. Problème de caractère, d’incompatibilité d’humeur, entre un grand-père à moitié sénile, une grand-mère autoritaire et sans affection, qui aura quelques instants de tendresse envers son petit-fils, la  veille de sa mort, un père qui ne supporte plus son métier de camionneur et qui est très suspicieux envers des proches, une mère qui joue du piano en cachette, très amoureuse de son  routier, surveillée par sa belle-mère, un garçon et une fille qui subissent l’autorité paternelle. Une famille d’américains moyens, avec de petits revenus, sans envergures, une famille rongée par la jalousie chronique des hommes. Une vie en autarcie, avec comme seul personnage extérieur, Willie, un pauvre gars sans éducation, que le père emmène avec lui dans son camion. Et c’est par lui que tout arrive. Alors qu’il lui était interdit de pénétrer dans les murs de la famille Stern, il violera cet interdit et agressera Molly, la femme de son patron, qui les surprendra. N’écoutant que sa jalousie, le père, fou de rage, battra sa femme et toute sa famille, provoquant une rupture définitive avec elle.

Israël Horovitz, qui assistait à cette première en Europe, a tenu à rencontrer et à féliciter les comédiens : Catherine Cazorla, Agnès Dewitte, Marie Seveno, Johan Tournaire, Frédéric Seintignan, Stéphan Jones et Bob Villette qui lui présentait Juliette Gogué-Meunier, une jeune pianiste osselienne de l’école de musique, qui a arrangé et enregistré tous les morceaux de piano joués pendant le spectacle. Israël Horovitz  a été enthousiasmé par la mise en scène de Bob Villette : « C’est formidable ce que tu as fait ».       

 

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